En bref. Vous pouvez mettre une de vos parts en vente au prix que vous fixez, bâtiments comme commerces. N'importe quel joueur peut alors la racheter à distance, sans se déplacer. Le prix affiché n'est ce que touche personne : l'agence en prélève 5% sur ce que vous recevez, et l'acquéreur y ajoute ses frais. Vous pouvez aussi faire une offre sur la part d'un autre joueur, ou proposer la vôtre à un ami. Personne ne peut vous forcer à vendre.
Ouvrez la fiche du bien, onglet Propriétaires, touchez votre ligne puis Vendre : un menu réunit les façons de céder votre part. Choisissez Mettre sur le marché et fixez un prix, et tout joueur pourra reprendre la part tant qu'elle est en vente. Vous pouvez la retirer de la vente à tout moment, et elle continue de vous rapporter son loyer (sa redevance, pour un commerce) tant qu'elle n'est pas vendue.
Ce qui se met en vente, c'est la part en entier. Pour n'en céder qu'une partie, passez par une offre (plus bas).
Le prix est libre, mais encadré pour éviter les prix aberrants et les échanges de complaisance entre comptes. Les bornes sont les mêmes pour les bâtiments et pour les commerces :
| Borne | Valeur |
|---|---|
| Prix minimum | la moitié de votre mise, ou de la valeur du jour si elle est plus basse |
| Prix maximum | le triple de votre mise, ou de la valeur du jour si elle est plus haute |
Les deux bornes regardent deux repères : ce que la part vous a coûté, et ce qu'elle vaut aujourd'hui. C'est nécessaire depuis que la valeur d'un bien suit le marché de sa commune : avec la seule mise, un bien dont la ville a monté serait devenu incessible à sa valeur, et un bien dont la ville a reculé serait devenu carrément invendable. La popin de mise en vente affiche les deux.
Le plancher descend sous votre prix de revient exprès : sans cela, un bâtiment qui s'est dégradé, ou classé G, serait invendable à son vrai prix de marché, et personne ne pourrait faire le métier de le racheter décoté pour le remettre en état.
Le revenu du bien (loyer d'un bâtiment, redevance d'un commerce) reste calculé sur sa valeur, jamais sur le prix auquel vous l'avez revendu : gonfler le prix de vente n'augmente pas les revenus de l'acquéreur.
La part passe à l'acquéreur et sort automatiquement de la vente. Vous, vous encaissez le prix moins deux choses, et la popin de mise en vente vous annonce les deux avant que vous ne fixiez votre prix :
| Ce qui est retenu | Combien | Dû quand ? |
|---|---|---|
| Commission d'agence | 5% du prix | toujours, même si vous vendez à perte |
| Impôt de plus-value | selon le bien et la durée de détention | seulement si vous gagnez quelque chose |
C'est le barème réel : une agence prend entre 4 et 6% du prix, à la charge du vendeur. Reste plus avantageux que la vente à un marchand de biens, qui rachète tout de suite mais à 80% de la valeur.
L'impôt se calcule après la commission. Si vous vendez 110 000 une part qui vous a coûté 100 000, l'agence prend 5 500 : votre gain imposable est de 4 500, pas de 10 000. Vous ne payez jamais d'impôt sur une somme que vous n'avez pas touchée. Le détail est dans Impôt sur les bénéfices.
Deux façons de la trouver :
Le rachat se fait de partout, sans aucune condition de passage, contrairement à une première acquisition, qui demande d'avoir découvert le bien. Il n'entre pas non plus dans votre plafond d'acquisitions du jour : un rachat ne crée pas un bien, il en change le porteur.
Avec quel argent ? Le rachat se déroule en étapes, comme un achat neuf. Si vous gérez une société, vous choisissez d'abord entre votre nom propre et l'une de vos sociétés : la part est alors inscrite au nom de la société, et c'est sa trésorerie qui paie. Vous réglez ensuite votre apport, et la banque peut financer le reste à crédit, aux mêmes conditions qu'un achat neuf : elle prête le prix, jamais les frais, et juge le dossier sur ce que la part rapporte. Vous signez enfin l'acte de vente.
| Voie d'accès | Passage requis ? | Compte dans le plafond du jour ? | Prix |
|---|---|---|---|
| Acquérir une part libre | oui : l'avoir découverte (100 m, valable 7 jours) | oui | prix de base + frais |
| Racheter une part mise en vente | non, jamais | non | le prix du vendeur + frais |
Les frais d'acquisition valent sur les deux voies, et c'est le même barème : 7% sur un bâtiment ; sur un commerce, les droits de mutation d'un fonds, par tranches du prix (0% jusqu'à 23 000, 3% jusqu'à 200 000, 5% au-delà). Racheter à un joueur plutôt que de prendre une part libre ne les évite pas. Le bouton Racheter annonce donc le total, frais compris : c'est ce qui quittera votre compte.
Sur la ligne d'un autre détenteur de parts, touchez Offre, même si sa part n'est pas en vente. Choisissez la part que vous voulez (par pas de 1%, au moins 1%), votre prix, et qui paiera : vous en nom propre ou l'une de vos sociétés. Le prix reste dans les mêmes bornes qu'une mise en vente, calculées sur la part visée. La fenêtre vous montre la valeur du jour, vos frais d'acquisition et le total que vous paierez.
Le détenteur a 3 jours pour accepter ou refuser. Rien n'est débité avant : si l'offre est acceptée, vos fonds sont revérifiés à ce moment-là. Vous pouvez la retirer tant qu'il n'a pas répondu. Une seule offre à la fois par part, et 10 offres au plus par 24 heures.
Certains joueurs ne répondent jamais : l'offre expire alors d'elle-même, et vous en êtes prévenu.
Les offres que vous recevez sont aussi rappelées dans la Synthèse de vos finances, sous l'activité commerciale ou locative selon le bien : un tap ouvre sa fiche pour répondre. Les foncières d'État ne négocient pas leurs parts.
Depuis l'écran de votre part (le chevron de votre ligne), touchez Vendre puis Proposer à un ami. Choisissez l'ami, la part et le prix : mêmes bornes, même commission de 5%, même impôt de plus-value qu'une vente classique. Votre ami a 3 jours pour accepter.
Un prix nettement sous la valeur du jour (moins de 80%) est signalé : une cession à prix d'ami paraît suspecte.
Si votre part était en vente et que vous n'en cédez qu'une partie, ce qui vous reste est retiré de la vente : le prix affiché visait la part entière.
Une offre reçue arrive en notification. Sur la fiche du bien, un bouton Répondre apparaît à côté d'Investir, et sous la liste des détenteurs de parts. Il ouvre une réponse en étapes, comme un investissement : d'abord l'offre (qui la fait, la part, le prix), où vous pouvez Refuser ou passer à la suite ; puis, quand c'est un ami qui vous propose sa part, qui l'achète (vous en nom propre ou l'une de vos sociétés) ; enfin l'acte de vente, avec ce que vous toucherez ou paierez, frais compris, que vous signez pour accepter. Si les conditions ont changé entre-temps (parts déjà vendues, prix sorti des bornes du jour, acheteur à court d'argent), l'offre tombe et son auteur est prévenu.
Chaque fiche affiche la chaîne de ses propriétaires et les prix : première acquisition, ventes entre joueurs, ventes judiciaires. Vous voyez d'un coup d'œil qui l'a détenu et combien il s'est échangé.
Non. Une part ne se rachète que si son propriétaire l'a mise en vente ou accepte votre offre : il reste toujours libre de refuser. La seule exception ne vient pas d'un joueur mais de la dette : un emprunteur qui ne paie plus son crédit peut voir son bien saisi par sa banque et vendu aux enchères en vente judiciaire.
Le même onglet porte Transférer : votre part passe de votre nom propre à une de vos sociétés, ou revient chez vous. Ce n'est jamais gratuit, parce que c'est une vraie opération : à l'entrée, un apport (impôt sur votre plus-value et droits d'apport de 5%) ; à la sortie, un rachat au prix du marché ou une attribution (dividende à la flat tax), avec dans les deux cas l'IS de la société sur sa plus-value et des frais d'acquisition. Le détail est dans Sociétés (SCI).
La valeur retenue tient compte de l'état du bâtiment et de son étiquette énergie : sortir un immeuble délabré coûte moins cher qu'en sortir un neuf. C'est le même calcul que son prix d'achat.