En bref. Chaque jour, vos bâtiments paient la taxe foncière, votée par le maire de chaque ville où vous détenez des biens et versée à la caisse de cette ville. C'est une charge déductible de vos revenus. L'impôt sur la fortune immobilière (IFI), lui, ne concerne que les gros patrimoines : il n'est dû qu'au-delà de 1,3 million d'euros de patrimoine immobilier net, et il ne se déduit de rien.
Pourquoi deux impôts ? Parce qu'ils n'ont rien de commun, dans le jeu comme dans la réalité. La taxe foncière porte sur un bien, au taux de sa commune, quel que soit son propriétaire. L'IFI porte sur une personne : sur tout ce qu'elle possède en immobilier, dettes déduites.
Parce que c'est la réalité : posséder de l'immobilier coûte, tous les jours, même quand le bien ne rapporte rien. Et parce qu'elle garde le jeu vivant : un bien qu'on laisse dormir coûte sans rapporter, ce qui rend l'accaparement passif perdant.
Chaque ville a son taux, entre 0 et 15%, qui s'applique à 2,5% par an de la valeur de vos bâtiments situés dans cette commune. Au taux par défaut (5%), cela fait 0,125% par an de la valeur du bien, soit environ 2,5% de son loyer brut pour un bien qui rapporte 5% par an (le rendement de base, que le marché locatif de chaque commune fait varier : la taxe pèse plus lourd là où les loyers sont bas au regard des prix).
Un jour de jeu vaut un mois de la vraie vie : la taxe de l'année est donc prélevée par douzièmes, un douzième par jour.
La taxe foncière est une charge déductible : elle vient en moins de vos revenus avant le calcul de votre impôt sur le revenu, comme au régime réel. C'est la seule taxe sur ce que vous possédez qui soit déductible.
Oui, et c'est tout l'intérêt du poste. Le maire d'une ville (et son adjoint) fixent le taux, exactement comme un conseil municipal vote son taux de taxe foncière. Un maire qui baisse le taux rend sa ville moins chère à posséder ; un maire qui le monte remplit la caisse de la commune, au prix du mécontentement de ceux qui y possèdent - lui compris, s'il y détient des biens.
La taxe va intégralement à la caisse de la ville (Fiche de ville), jamais à celui qui la vote.
Entre un taux à 0 et un taux à 15, la note d'un même bien va de rien du tout au triple du taux par défaut. Regardez le taux d'une commune avant d'y investir massivement : il est affiché sur la fiche de chaque bâtiment.
Il suit les règles réelles (barème 2026) :
| Tranche de patrimoine net | Taux par an |
|---|---|
| jusqu'à 800 000 € | 0% |
| 800 000 € à 1,3 M€ | 0,5% |
| 1,3 M€ à 2,57 M€ | 0,7% |
| 2,57 M€ à 5 M€ | 1% |
| 5 M€ à 10 M€ | 1,25% |
| au-delà de 10 M€ | 1,5% |
Attention au seuil. Sous 1,3 M€, rien. Mais dès qu'on le dépasse, le barème s'applique depuis 800 000 € : l'impôt démarre donc autour de 1 250 € par an. Une décote l'adoucit entre 1,3 et 1,4 M€ (17 500 € moins 1,25% du patrimoine net), puis s'éteint.
Comme la taxe foncière, il se prélève par douzièmes, un par jour de jeu. Il n'est jamais déductible : c'est un impôt sur vous, pas sur l'activité, et il ne réduit ni vos revenus imposables ni le résultat d'une société. Dans vos états financiers, il apparaît dans le budget du ménage, pas dans le compte de résultat.
Elles s'accumulent en continu et se prélèvent automatiquement quand vous collectez votre revenu ou acquérez un bien (votre reçu de collecte les détaille). Comme elles courent même hors ligne, alors que votre revenu plafonne au bout de 8 heures, une longue absence peut se solder par un gros prélèvement d'un coup, et votre solde peut passer négatif. Tant qu'il est négatif, vous ne pouvez plus acquérir : collectez vos revenus (ou revendez) pour repasser dans le vert.
Oui, à la taxe foncière, et ce sont les seules. Sur la même valeur que celle qui compte pour votre patrimoine : la valeur du bâtiment, ramenée à votre pourcentage de lots, ajustée de son état et de son étiquette énergie.
Non taxées. Vous y détenez une activité, pas un immeuble - et une activité ne paie pas de taxe foncière. C'est le propriétaire du bâtiment qui abrite ce commerce qui la paie, pour tout le bâtiment. Vos parts de commerce comptent dans votre patrimoine (donc au classement), jamais dans l'assiette.
Vos sociétés paient la taxe foncière sur leurs propres biens, prélevée sur leur trésorerie, et la déduisent de leur résultat. Elles ne paient pas l'IFI.
Non. Elle frappe ce que vous possédez ; s'y ajoutent les charges du bailleur, qui frappent ce que vous encaissez : voir Charges du bailleur.
Non, la taxe foncière s'applique à tout le monde de la même façon. Vous pouvez en revanche choisir vos communes : à bien égal, une ville au taux bas coûte moins cher qu'une ville au taux haut.