En bref. En plus des bâtiments, vous pouvez investir dans les commerces et lieux de la carte (boutiques, restaurants, hôtels, monuments, musées, parcs). Vous ne les exploitez pas vous-même : chacun est confié en location-gérance à un gérant, qui vous verse une redevance. Ils coûtent cher, alors on les prend souvent à plusieurs : vous détenez un pourcentage des parts et vous touchez votre part de la redevance. Aucune condition sur la rue à laquelle le lieu est rattaché. Seule condition : être sur place pour votre tout premier investissement dans un lieu donné ; ensuite, vous le gérez de partout.
Les lieux nommés du monde réel apparaissent sur la carte sous forme de pastilles dorées quand vous zoomez suffisamment. Touchez-en une pour ouvrir sa fiche : infos du lieu, valeur, détenteurs de parts, et le bouton Investir.
Vous les retrouvez aussi depuis une rue : sur la fiche d'une rue, l'onglet Bâtiments liste les lieux qui y sont rattachés.
Chaque lieu est rattaché à la rue de son adresse. À défaut d'adresse, c'est la rue nommée la plus proche, l'axe le plus passant l'emportant quand deux rues bordent le lieu à distance comparable. Vous pouvez y investir dans tous les cas, que cette rue soit possédée ou non :
Personne ne possède la rue, et personne n'y touche rien. La voirie appartient à sa commune : il n'y a ni autorisation à demander, ni commission à verser à quiconque. La rue de l'adresse sert à situer le bien, sa commune et son emplacement, et rien d'autre.
Une seule contrainte de présence : votre tout premier investissement dans CE lieu. La première fois que vous prenez une part d'un lieu donné, il faut être physiquement à proximité (le cercle de découverte de 100 m, voir Géolocalisation & présence). Une fois cette première part acquise, vous gérez ce lieu de partout : augmenter votre part, l'améliorer, le rénover, tout ça se fait à distance. Chaque lieu a donc son propre « ticket d'entrée » géographique, indépendant des autres.
Les lieux les plus prestigieux sont réservés aux joueurs de niveau 15 et plus : les monuments (arcs, colonnes...), les mémoriaux (stèles, plaques commémoratives), les châteaux et les sites touristiques. On ne s'en offre pas une part le jour de son inscription.
Ce sont les quatre catégories les plus chères du jeu, celles de la tranche la plus haute : un tel bien vaut à lui seul plusieurs fois un commerce ordinaire. Tous les autres lieux (commerces, hôtels, musées, écoles, parcs...) restent accessibles dès le premier jour.
La règle vaut quelle que soit la façon d'acheter : investir directement comme racheter la part d'un autre joueur. → voir Progression : niveaux & tâches.
Un commerce coûte souvent cher. Vous n'êtes pas obligé de le payer seul :
Les joueurs qui détiennent des parts d'un même commerce en sont les coassociés. Ce n'est pas une copropriété : un fonds de commerce n'a ni lots, ni parties communes, ni syndic. La copropriété, elle, concerne les bâtiments détenus à plusieurs (voir Charges du bailleur).
Un commerce se paie au prix de sa ville, exactement comme dans la vraie vie. Trois choses le fixent :
La même boulangerie vaut donc environ 86 k dans une commune moyenne, 281 k à Asnières-sur-Seine et 512 k à Paris. Si vous trouvez un commerce très en dessous de ce qu'il vaudrait ailleurs, c'est que la ville est abordable, pas que le jeu se trompe.
Ce qui n'est pas un commerce garde un prix forfaitaire : un monument, un stade ou un musée n'ont pas de fonds de commerce à valoriser.
| Type de lieu | Prix de base |
|---|---|
| Établissement (cinéma, école, théâtre…) | 300 k |
| Grand équipement (musée, hôpital, stade…) | 600 k |
| Monument, château, attraction majeure | 1,2 M |
Ce forfait s'applique aussi partout où nous n'avons pas encore le prix du mètre carré, principalement hors de France.
Un lieu connu vaut plus cher (et rapporte plus) : jusqu'à ×2, ×4, voire ×10 pour un lieu iconique (le Louvre, la Tour Eiffel…), selon sa notoriété. C'est pour ça que les grands monuments se prennent forcément à plusieurs.
Quand vous ouvrez un lieu, vous choisissez au curseur le pourcentage que vous voulez acquérir (au moins 0,1%, le ticket d'un petit épargnant, comme une part de SCPI) : le prix de votre part = ce pourcentage × la valeur du lieu.
Le prix suit aussi l'état du lieu : les parts d'un commerce laissé à l'abandon se paient jusqu'à 40% moins cher. C'est logique (il rapporte moins), et c'est la matière première du métier de marchand de biens. Voir État d'un bâtiment & rénovation.
Comme dans la réalité, l'achat d'un fonds de commerce paie des droits de mutation, calculés par tranches sur le prix de votre part :
| Tranche du prix de votre part | Droits |
|---|---|
| jusqu'à 23 000 € | 0% |
| de 23 000 à 200 000 € | 3% |
| au-delà de 200 000 € | 5% |
Une petite part n'en paie donc aucun. Un exemple : 30% de la boulangerie d'Asnières-sur-Seine, soit 84 300 €, coûtent (84 300 − 23 000) × 3% ≈ 1 839 € de droits. Ces frais ne sont jamais financés par la banque : ils sortent de votre poche.
Vous ne tenez pas la caisse. Le commerce est confié en location-gérance à un gérant : c'est lui qui l'exploite, sert les clients et garde le fruit de son travail. En échange, il verse aux détenteurs de parts une redevance, chacun au prorata de sa part.
La redevance annuelle est un pourcentage de la valeur du fonds, qui dépend de ce qui retient sa clientèle :
| Type de fonds | Exemples | Redevance par an | Soit par jour de jeu, pour 100 000 € de valeur |
|---|---|---|---|
| La clientèle suit l'enseigne | supermarché, supérette, banque, station-service | 11% | ~917 € |
| La clientèle tient au lieu | boulangerie, pâtisserie, pharmacie, hôtellerie | 6,5% | ~542 € |
| Tous les autres | restaurant, café, boutique, musée, monument… | 9% | 750 € |
Ce taux est ensuite multiplié par l'emplacement, l'état du lieu et ses améliorations (voir Le revenu en continu). Un fonds qui garde ses clients quoi qu'il arrive se paie cher et rend donc moins ; une enseigne se cède moins cher et rend plus.
Pourquoi plus qu'un bâtiment ? Un bâtiment rapporte 5% par an. Le surplus d'un commerce est une prime de risque, et ce risque arrive vraiment : un gérant peut faire défaut (plus de redevance pendant quelques jours de jeu, et le fonds perd une part de sa clientèle, donc de sa valeur), et un commerce peut fermer pour de vrai, liquidé à 50% de sa valeur (voir Quand un commerce ferme ou que son gérant fait défaut).
La redevance rentre avec le reste de vos revenus quand vous collectez votre réservoir. Deux choses s'en retranchent :
Vous pouvez investir en nom propre ou via une de vos sociétés (SASU/SCI). Dans la fenêtre d'investissement, un choix « Investir avec » propose votre nom propre ou une société que vous gérez ; la part est alors payée sur la trésorerie de la société, qui touchera aussi la redevance. Le fonds s'amortit : sa mise entière se déduit du bénéfice sur 120 jours (10 ans), en société comme en nom propre, où la déduction reste limitée à la redevance nette de ce commerce (voir Impôt sur les bénéfices). Voir Sociétés (SCI).
Si vous avez investi dans le même lieu en nom propre ET via une société (ou via deux sociétés différentes), chacune de vos parts apparaît sur sa propre ligne dans l'onglet Propriétaires, avec un chevron ›. Touchez-le pour ouvrir un écran dédié à cette part, avec un bouton « Vendre » et un bouton « Transférer » qui déplace cette part vers une autre entité que vous contrôlez (votre nom propre, ou une autre société que vous gérez) :
La fenêtre d'investissement se déroule en quatre étapes : avec qui vous investissez (vous ou une de vos sociétés, étape absente si vous n'en gérez aucune), combien (la part), comment (apport et crédit), puis un récapitulatif avant de confirmer.
Comme pour l'acquisition d'une rue, vous pouvez financer une part à crédit, que votre solde suffise ou non. Choisissez la part que vous voulez (le curseur va jusqu'aux parts encore libres, plus seulement jusqu'à ce que vous pouvez payer comptant), puis votre apport : la banque finance le reste, en se gageant sur la redevance que cette part va produire. Le crédit couvre le prix du bien, jamais les frais d'acquisition : ceux-là sortent de votre poche. Prêt et acquisition se font en une seule fois. Les règles sont celles du crédit (voir Prêt et mensualités) : la banque exige un apport minimum, que le curseur vous montre, et une société emprunte sur ses propres revenus.
Un commerce a deux jauges dans son onglet « Améliorer », à ne pas confondre :
Un lieu peut être amélioré (une terrasse pour un restaurant, une aile pour un musée…) pour augmenter son revenu. Chaque amélioration ajoute +5% ou +10% de revenu, payée en cash (jamais en Coins : pas d'avantage à l'argent réel).
Exception : les lieux de culte. Église, mosquée, synagogue, temple… un tel lieu ne rapporte jamais de revenu, quelles que soient les améliorations achetées. Investir dedans est un don, pas un placement. Détails : Mécénat (lieux de culte).
Oui, si vous en êtes le coassocié majoritaire (plus de la moitié des parts) et qu'il n'a pas déjà un vrai nom. Ouvrez sa fiche, puis le menu d'actions (en haut à droite) : « Nommer ce bien ».
La plupart des biens n'ont pas de nom : dans « Mes biens », un bâtiment s'affiche « Immeuble · 838 m² de plancher », et une liste de quinze lignes comme celle-là ne se lit plus. Le nom que vous donnez prend leur place.
Oui. Dans l'onglet Propriétaires d'un lieu :
En nom propre, la revente d'une part de commerce relève des plus-values professionnelles :
| Vous détenez depuis | Impôt sur le revenu | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| moins de 24 jours (2 ans) | au barème de votre foyer, ajoutée à vos revenus | 18,6% |
| 24 jours (2 ans) et plus | 12,8% | 18,6% |
Il n'y a aucun abattement pour durée de détention : garder un commerce longtemps ne fait jamais disparaître l'impôt, contrairement à un bâtiment. En société, la plus-value entre dans le bénéfice, soumis à l'impôt sur les sociétés. Détails : Impôt sur les bénéfices.