21. Salaire & liberté financière

En bref. Vous partez de la vie du salarié médian français : un salaire (revenu actif, votre job) et des dépenses fixes (votre train de vie). Le but, à la façon de CASHFLOW : que vos revenus (revenu passif) couvrent vos dépenses, pour ne plus dépendre du salaire. C'est la liberté financière.


Votre point de départ

Tout le monde démarre avec le même profil, celui du salarié médian français (chiffres et sources INSEE dans Votre profil de départ) :

  • un salaire de 2 190 par jour : un revenu actif (votre travail), versé en continu. Un jour de jeu valant un mois, c'est le vrai salaire mensuel médian. Il finance votre vie pendant que vous bâtissez votre patrimoine ;
  • des dépenses fixes de 1 721 par jour (logement, transports, vie courante) : votre train de vie, prélevé en continu ;
  • une épargne de départ de 40 000 pour vos premières acquisitions.

Astuce. Gagner plus ne rend pas libre si les dépenses suivent. Ce qui vous rapproche de la liberté, c'est l'écart entre vos revenus et votre train de vie : réduire une dépense fixe fait baisser la barre à franchir, pour toujours.

Le but : revenus ≥ dépenses

Vos bâtiments et commerces vous versent un revenu passif (les revenus). L'objectif est simple :

Libre = vos revenus nets couvrent vos dépenses, sans compter le salaire.

Tant que ce n'est pas le cas, votre salaire comble la différence (vous n'êtes pas ruiné, mais pas libre). Dès que vos revenus passent au-dessus de vos dépenses, vous pourriez quitter le job : c'est la sortie de la « Rat Race ».

« Libre » se mesure sur les revenus nets = revenus moins la taxe foncière, l'impôt et vos mensualités de prêt. Un empire très endetté garde peu de net : la dette retarde la liberté.

Vos sociétés comptent. Le revenu passif retenu est consolidé : revenus nets détenus en nom propre plus votre quote-part des résultats de vos sociétés (§19), au prorata de vos parts. Loger un bien dans une société (pour optimiser vos impôts) ne vous éloigne donc pas de la liberté : ce revenu reste le vôtre. Seul le salaire ne compte jamais.

Et leurs dettes aussi. La quote-part retenue est ce qui reste à la société une fois ses propres mensualités payées. Emprunter au nom d'une société ne met donc pas sa dette hors du calcul : une société qui rembourse plus qu'elle n'encaisse vous éloigne de la liberté, exactement comme un emprunt en nom propre.

Si vous ne pouvez pas payer

Votre train de vie est prélevé en continu, et il ne s'annule pas quand votre trésorerie est vide : ce qui n'a pas pu être payé devient un arriéré, rattrapé automatiquement à votre prochaine rentrée d'argent. Vous le voyez sous la ligne « Train de vie » de votre compte de résultat.

⚠️ Tant que cet arriéré court, la banque ne vous prête plus rien : c'est un incident de paiement au même titre qu'une mensualité en retard (voir Prêt & mensualités). Collectez vos revenus pour l'apurer, le crédit se rouvre aussitôt.

Votre train de vie pèse d'ailleurs sur votre capacité d'emprunt même quand vous êtes à jour : la banque vérifie qu'il vous reste quelque chose une fois l'échéance et lui payés. Un train de vie qui mange l'essentiel de vos revenus plafonne donc vos crédits bien avant la limite des 35%.

Deux garde-fous : l'arriéré ne peut jamais vous mettre dans le rouge (on ne prélève que ce que vous avez), et revendre un passif arrête sa charge immédiatement - c'est la façon la plus simple de faire baisser un train de vie devenu trop lourd.

Votre train de vie (biens passifs)

Dans Mes biens → onglet Biens, la section Passifs liste vos charges récurrentes sous forme de biens concrets : 🏠 logement, 🚗 transport, 🛒 vie courante (tagués « Train de vie »). Ce sont les dépenses de votre profil de départ, rendues tangibles. Leur total, c'est ce que vos revenus doivent couvrir pour être Libre. Dépliez une ligne (chevron) pour agir dessus.

Vous pouvez vivre plus frugalement. Le logement et le transport sont déclassables : passez à un logement plus modeste ou une voiture d'occasion pour réduire vos charges (et vous rapprocher de la liberté). Boutons Déclasser / Rétablir. On ne peut pas les supprimer (il faut bien se loger), mais on peut réduire leur coût. C'est la vraie leçon de CASHFLOW : baisser son train de vie accélère la liberté.

La carte vie et les indulgences

Environ un jour sur quatre, en réclamant votre récompense quotidienne, vous tirez une carte vie : une bonne surprise (petit gain), une dépense imprévue, un heureux événement… ou parfois une indulgence (🛥️ un bateau, 🏎️ une voiture de sport, 🏡 une résidence secondaire).

Une indulgence est un objet de luxe qui coûte chaque jour : elle augmente vos dépenses tant que vous la gardez, donc elle éloigne la liberté financière. Elle apparaît dans la section Passifs de Mes biens, sous votre train de vie. Contrairement aux biens de base, vous pouvez la revendre à tout moment (dépliez la ligne, bouton Revendre) : sa charge s'arrête, mais sans rien récupérer en échange. À vous de voir : encaisser le coût, ou vous en débarrasser sans indemnité.

Deux paliers

  1. Libre : vos revenus couvrent vos dépenses. Le premier passage est fêté (notification, « Libre depuis le… »). Ce palier se mesure en continu : si vos revenus repassent sous vos dépenses, il s'efface, et il revient dès que vous refranchissez le seuil. Il dit où vous en êtes aujourd'hui, pas où vous êtes passé un jour.
  2. Fast Track : vos revenus atteignent un objectif situé au-dessus de vos dépenses. Vous vivez alors un niveau de vie choisi, rien qu'avec vos revenus passifs. Par défaut, l'objectif vaut le double de vos dépenses ; vous pouvez le régler vous-même (bouton Objectif).

La barre de progression montre ces deux seuils sous forme de deux repères : un trait Dépenses (seuil « Libre ») et un trait Objectif (seuil « Fast Track »). Vous voyez ainsi d'un coup d'œil ce qu'il vous reste à franchir.

Les événements de vie

Comme dans la vraie vie, des imprévus surviennent. Environ un jour sur quatre, en réclamant votre récompense quotidienne, un événement de vie peut tomber :

  • 👶 Un bébé : votre famille s'agrandit (jusqu'à 3 enfants). Chaque enfant ajoute une dépense quotidienne : votre train de vie monte, la liberté s'éloigne un peu.
  • 💸 Une dépense imprévue (panne, dentiste, amende…) : un coût ponctuel sur votre solde.
  • 🎁 Une bonne surprise (prime, remboursement, petit héritage) : un gain ponctuel.

Ces événements s'affichent dans la popin de récompense et sont enregistrés dans vos notifications.

La fiche États financiers

L'onglet États financiers → Synthèse se lit de haut en bas : votre liberté financière (la jauge, et le nombre de jours du mois que vos revenus paient déjà), le quadrant qui dit d'où vient votre argent, votre valeur nette et sa composition, puis vos deux activités. L'activité commerciale détaille chacune de vos spécialités, puis vos autres commerces : ce qu'ils vous rapportent, combien vous en avez, combien sont à entretenir. L'activité locative donne vos loyers par jour et le nombre de vos logements loués et vacants. L'onglet Bilan présente vos Actifs, Passifs et Capitaux propres. L'onglet Résultat se lit comme une vraie fiche en trois blocs : ce qui rentre (revenus des rues, revenus des lieux, quote-part de vos sociétés, salaire), ce qui sort (taxe, impôt, prêt, train de vie) et votre cashflow (ce qui reste chaque jour).

Le quadrant : d'où vient votre argent

Juste sous la jauge de liberté, dans Synthèse, un grand carré répartit vos revenus en quatre cases :

  • Salarié : votre salaire, votre travail.
  • Indépendant : une société que vous pilotez vous-même.
  • Entrepreneur : une société où vous êtes simple associé (elle tourne sans vous).
  • Investisseur : vos bâtiments et commerces détenus en nom propre.

L'idée : en haut, vous échangez votre temps contre de l'argent. En bas, un système ou un actif travaille à votre place. Chaque case affiche sa part en % ; touchez-la pour voir le montant exact et le détail du calcul. Le quartier qui pèse le plus dans vos revenus est mis en évidence (pastille « Vous »). La phrase sous le carré vous dit quelle part de vos revenus vient déjà du bas du quadrant, votre repère pour suivre votre progression vers la liberté financière.

Le bilan sur votre vraie vie

Le jeu mesure votre liberté sur un patrimoine de jeu. La même mesure existe pour votre budget réel : vos revenus, vos charges, vos crédits, et le nombre de jours du mois que vos actifs paient déjà. Vous le trouvez sous votre jauge de liberté, dans Finances, par la ligne « Faire le bilan sur votre vrai budget ».

Cinq questions, une minute. Rien n'est transmis : tout se calcule dans votre navigateur, et aucune de vos réponses ne nous parvient. Le capital annoncé suppose un rendement net prudent de 4% par an, l'ordre de grandeur communément retenu pour la rente d'un patrimoine diversifié. C'est une mesure d'ordre de grandeur, pas un conseil en investissement.

Les clés du trousseau

En jouant, de petites cartes apparaissent une seule fois, au moment précis où elles prennent sens : ce sont les clés, et chacune porte un numéro (« Clé n°12 »). Elles suivent ce que vous venez de vivre : votre premier emprunt (« l'effet de levier »), la première fois que des charges sont retranchées de votre loyer, la première taxe foncière prélevée, le premier objet de plaisir qui se met à vous coûter chaque jour, une dépense imprévue, un salaire suspendu, une échéance qui n'a pas pu être prélevée, un dossier de prêt qui ne passe pas, votre première société (« vous changez de quadrant »), le premier bien que vous y faites entrer, ou la première fois que vous réduisez une dépense fixe.

D'autres vous attendent plus loin : votre premier impôt sur les sociétés, une distribution, une plus-value, des travaux, un agent loué, un remboursement par anticipation, un fonds souscrit. Il y en a vingt-huit en tout.

Chaque clé est une explication courte pour comprendre pourquoi ce que vous venez de faire compte, avec un bouton pour ouvrir l'article qui traite le sujet en entier. Vous n'en recevez jamais plus d'une à la fois : si deux concepts se croisent au même moment, la seconde attend une prochaine occasion.

Votre trousseau les garde toutes. L'onglet Trousseau de votre profil montre une case numérotée par clé : celles que vous avez obtenues s'allument, et se rouvrent d'une touche. Les autres ne montrent que leur numéro, sans rien dévoiler : elles viennent d'elles-mêmes, au moment où ce qu'elles expliquent vous arrive, et il n'y a rien à provoquer pour les obtenir. Cinq clés différentes vous valent le badge Premières clés, le trousseau entier le badge Trousseau complet.

Vos toutes premières actions (premier achat, première collecte) sont, elles, expliquées directement dans le tutoriel de démarrage : touchez le bouton ⓘ sur sa bulle pour lire l'explication, si vous voulez.