En bref. Vous ne tenez pas vos commerces vous-même : vous les confiez à un gérant. Deux choses peuvent mal tourner, comme dans la vraie vie. Le gérant fait défaut : la redevance s'arrête quelques jours de jeu et le fonds perd une part de sa valeur, puis un nouveau gérant reprend. Ou le commerce ferme pour de vrai, à sa vraie adresse : il est alors liquidé à la moitié de sa valeur.
✅ En place · Voir aussi : Commerces et lieux en parts, Charges du bailleur, État d'un bâtiment & rénovation. Détail technique :
DESIGN.md§15.2 bis et §15.8.
Un gérant est une petite entreprise, et les petites entreprises du commerce et de la restauration défaillent plus souvent qu'on ne le croit : chaque année, de l'ordre de 2 à 3% d'entre elles passent par une procédure collective, et une sur trois a disparu au bout de cinq ans. Le jeu en fait un événement très rare : son risque est volontairement dix fois plus faible que dans la réalité.
Quand cela arrive à l'un de vos commerces :
Le commerce reste ouvert et reste sur la carte : seul son exploitant a changé.
| Type de fonds | Risque par an de jeu | Sans redevance | Valeur perdue |
|---|---|---|---|
| La clientèle tient au lieu (boulangerie, pharmacie, hôtellerie) | 0,15% | 4 jours | 15% |
| Tous les autres (restaurant, café, boutique…) | 0,35% | 6 jours | 25% |
| La clientèle suit l'enseigne (supérette, station-service, banque) | 0,25% | 6 jours | 45% |
Un an de jeu, ce sont 12 jours de jeu : un restaurant a donc environ une chance sur 3 400, chaque jour, de voir son gérant faire défaut. Sur une part de restaurant de 20 000 €, qui rapporte 150 € par jour de redevance, un défaut coûte 6 jours de redevance et 5 000 € de valeur.
Un lieu de culte n'a pas de gérant : il n'est jamais concerné.
Oui, et c'est tout le sujet. En moyenne, ces défauts coûtent chaque année environ 0,025% de la valeur d'un fonds dont la clientèle tient au lieu, 0,1% pour un restaurant ou une boutique et 0,12% pour une enseigne. Une fois ce risque déduit, un commerce rapporte de 5,7 à 9,6% par an avant impôt, contre 4,35% pour un bâtiment loué nu. La différence est une prime de risque : un commerce rapporte plus en moyenne, mais une mauvaise année peut coûter cher. Un bâtiment rapporte moins, et plus régulièrement.
La parade est celle de tout investisseur : répartir son argent sur plusieurs commerces, et sur des bâtiments.
Par une notification (et une notification sur votre téléphone si vous les avez activées), qui nomme le commerce, dit combien de jours la redevance s'arrête et ce que votre part a perdu. Le journal en parle aussi. Sur la fiche du commerce, la ligne Gérant indique jusqu'à quand la redevance est suspendue, puis la date du dernier défaut. Dans Mes biens, la part est marquée ⏸️ tant que la redevance est suspendue.
Rien n'est retiré après coup : ce que vous aviez déjà accumulé dans votre réservoir reste à vous.
Le commerce est liquidé : il sort du jeu, ses parts sont annulées, et chaque détenteur de parts reçoit la moitié de la valeur de sa part, versée immédiatement.
L'autre moitié est perdue : un fonds qui ferme perd sa clientèle, et c'est elle qui faisait sa valeur.
Vous êtes prévenu par une notification qui indique le lieu, ce qui vous a été versé et ce qui a été perdu. Le versement va là où était logée la part : sur votre solde si vous la déteniez en nom propre, dans la trésorerie de votre société sinon.
Il regarde ce que disent les cartographes qui relèvent le terrain. Quand l'un d'eux constate sur place qu'un établissement a fermé, il le signale sur la carte ouverte dont le jeu tire ses lieux.
Ce constat n'est jamais appliqué automatiquement. Un commerce peut changer de place sur la carte sans avoir fermé : deux fiches fusionnées, un point déplacé de quelques mètres, un contour redessiné. Chaque cas est donc vérifié à la main avant que quoi que ce soit ne bouge, précisément pour ne pas liquider un commerce qui tourne très bien.
Non, et c'est assumé : personne ne sait à l'avance qu'un commerce va fermer, dans le jeu comme dans la vie. C'est le risque réel de l'immobilier commercial.
Deux choses le rendent supportable :
La parade est celle de tout investisseur : ne pas concentrer tout son patrimoine sur un seul commerce.
Rien n'est figé. Quand une nouvelle activité ouvre à cette adresse et qu'elle est cartographiée, elle réapparaît dans le jeu comme un nouveau lieu, investissable par tout le monde, vous compris. Vous n'avez aucune priorité dessus : la place est à prendre, comme pour n'importe quel lieu neuf.
Il n'y a pas de préavis, ni pour une fermeture ni pour un défaut de gérant, donc pas de fenêtre pour se débarrasser d'une part condamnée. C'est volontaire : sans cela, la mécanique consisterait surtout à refiler la perte au joueur suivant, qui n'aurait rien vu venir.